CONSERVATION
Conservation
des grenades
Les grenades se conservent plusieurs mois après récolte,
si on les stocke dans un endroit frais et sec.
Il faut prendre soin de
les ramasser proches de la maturité, mais avant qu'elles ne se fendent pour
éviter les problèmes de moisissure. Leur peau épaisse et coriace
se ratatine, s'amincit et durcit. Le fruit diminue en volume
extérieur et sa couleur se ternit, mais la saveur se trouve améliorée et les pépins deviennent
plus tendres sous la dent.
Attention
lors du stockage des caroubes
Les caroubes,
fruits du caroubier (Ceratonia siliqua) ont une pulpe agréable
et suffisamment épaisse pour la consommation humaine, si l'on
plante certains cultivars nommés, issus des travaux de
stations botaniques, ou si l'on multiplie par voie végétative
des formes sauvages que l'on a sélectionnées soi-même par prospection.
Le stockage de ces fruits à l'intérieur de la maison dans un
endroit fréquenté doit être évité, car les caroubes dégagent
une odeur désagréable, qui se répand dans l'air et devient nettement
perceptible même lorsqu'elles ne sont pas plus nombreuses que
le contenu d'un grand plat (photo).
Figues tardives
au naturel
Les
dernières figues d'automne mûrissent difficilement. Récoltez les, même
si elles sont encore fermes. Faites les blanchir deux minutes dans de l'eau
bouillante. Tassez les dans un bocal, ajoutez deux cuillerées de sucre et stérilisez
vingt minutes. Vous pourrez déguster ces "figues au naturel" l'hiver,
natures ou avec un peu de crème fraîche.
Pulpe de kaki
congelée
Utiliser des kakis blets à point. Extraire la pulpe à la
petite cuillère, ou peler et couper le fruit en quatre (résultat identique,
l'essentiel est de ne pas conserver la peau).
Mettre en boîte et congeler tel quel, sans ajout de sucre ni d'autre chose.
Consommation : Après décongélation, vider l'eau rendue dans les
boîtes, mettre au régrigérateur et
déguster frais mais non glacé, servi en coupelles. L'arôme du kaki
est presque intact, la texture également car la liquéfaction après décongélation
est légère. Nous avons appliqué initialement ce procédé à des variétés
astringentes à la récolte, se consommant après blettissement. Nous l'avons
expérimenté
ensuite avec la variété 'Sharon', non astringente à la récolte, dont
les fruits se consomment durs, pelés ou non. Dans ce second cas, les fruits
ont été pelés puis découpés en tranches épaisses ou coupés en deux ou en
quatre. Les
résultats ont été satisfaisants et même meilleurs car la quantité d'eau
rendue après décongélation a été moindre.
Plaquemine
de Virginie 'Meader' congelée en pâte
Diospyros virginiana 'Meader'
est un cultivar de plaqueminier de Virginie auto-fertile (l'espèce-type
est dioïque), obtenu par le professeur Elwyn Meader, dans le New Hampshire.
Fruits de petite taille (3 à 4 cm de diamètre), plats, texture plus dense
que celle des fruits de Diospyros kaki ; goût très différent de ces derniers
avec une délicieuce arrière-saveur de Grand Marnier.
Utiliser des fruits blets à point. Couper les fruits en quatre
directement au dessus d'une boîte plastique pour congélateur (compte tenu de leur petite taille et de leur consistance épaisse, l'extraction de la pulpe seule
à la petite cuillère est
impossible). Si les fruits ont été pollinisés, la présence d'un ou plusieurs
pépins est
fréquente. Il faut extraire ceux-ci avec les doigts car ils sont très adhérents
à la pulpe ; le fruit se délite alors et on laisse tomber dans la boîte
des amas informes de parties de fruit. Si l'on veut perdre
le minimum de pulpe, il convient en outre de couper et/ou râcler au couteau les
lambeaux de pulpe adhérant au pépin, pour
les récupérer.
Tasser légèrement et lisser avec une petite cuillère
au fur et à mesure du remplissage
de la boîte, de façon à obtenir une masse compacte, et congeler tel quel, sans ajout de sucre ni d'autre chose.
Consommation : Après décongélation, vider l'eau rendue dans les
boîtes, mettre au régrigérateur et
déguster frais mais non glacé, servi en coupelles. L'arôme du fruit
est presque intact et la texture reste dense, la quantité d'eau
rendue après décongélation étant moindre que dans le cas du kaki.
Pulpe de nèfle
germanique congelée
La nèfle germanique, fruit de Mespilus germanica
L., se consomme blette. La production est régulière et très abondante,
y compris en région méditerranéenne où Mespilus germanica, généralement
méconnu des autochtones, qui pratiquent la nèfle du Japon, fruit de Eriobotrya
japonica (Thunb.) Lindl., s'adapte très bien. La congélation de la pulpe est un moyen
de conservation de la quintessence du fruit cru particulièrement utile en
raison de l'abondance des récoltes qui en rend impossible la
consommation complète en saison.
Utiliser des fruits blets à point. Tenir
la nèfle entre trois doigts du côté du pédoncule et couper, avec un couteau
à lame fine, au ras du fruit, la face opposée, plate et qui porte les
restes du calice. Presser pour expulser la pulpe directement dans une boîte
pour congélateur. Terminer l'extraction en raclant l'intérieur de la peau
avec une petite cuillère. La suppression des cinq pépins de chacun des fruits est très
malaisée, voire
impossible. Nous déconseillons de la tenter car le procédé prend alors une
longueur prohibitive et la perte en pulpe est importante en raison de sa
forte adhérence aux pépins. Tasser légèrement et lisser avec la petite cuillère
au fur et à mesure du remplissage
de la boîte, de façon à obtenir une masse compacte, et congeler tel quel, sans ajout de sucre ni d'autre chose.
Consommation : Après décongélation, mettre au régrigérateur et
déguster frais mais non glacé, servi en coupelles. Le résultat est
très satisfaisant. On obtient une pâte onctueuse, la quantité d'eau
rendue étant nulle, et l'arôme ainsi que la couleur de la pulpe sont
intacts. Au cours de la dégustation, veiller à remuer longuement en bouche les pépins à la forme tourmentée
que renferme la pâte, pour bien en séparer la pulpe adhérente, avant de
les déposer sur une assiette avec la petite cuillère...