*fruitiers nouvellement introduits dans la liste (signalés pendant un mois)
*fruitiers pour lesquels des modifications ont été apportées (signalés pendant un mois)
Capparis spinosa (câprier)
Le câprier est connu pour la consommation qui est faite, sous le nom de "câpres", de ses boutons floraux confits dans du vinaigre salé. Mais cette plante produit des fruits comestibles appelés "câprons", si on laisse s'épanouir ses boutons floraux. Comestibles crus, les câprons n'ont pas un goût agréable, quel que soit le stade d'avancemenent de la maturité, si on les consomme tels quels après cueillette sur la plante. D'abord verts, ils tournent progressivement au rouge foncé et finissent par s'ouvrir pour libérer leurs graines. Toutefois, ils constituent d'excellents condiments à l'état vert après une transformation simple. L'espèce-type est épineuse, mais il existe une variété sans épine (Capparis spinosa var. inermis).


Carica spp. : espèces de Papayer d'altitude (Highland Papayas)
Ces papayers de différentes espèces poussent spontanément ou sont cultivés dans certaines régions des Andes (Colombie, Equateur, Pérou...) à des altitudes élevées (jusqu'à 2700 m) et ils supportent des températures de quelques degrés au dessous de zéro. Ils ne peuvent donc que susciter la curiosité des planteurs de fruitiers rares résidant dans des zones climatiques USDA 9a et 9b ... Ces espèces sont plus communément appelées en français "Papaye de montagne" et en anglais "Moutain Papaya".
Trois notes liminaires :
... Bien que puristes nous-mêmes, nous laissons aux autres puristes la responsabilité d'utiliser le nom de genre Vasconcellea pour ce type de Papayer en lieu et place de Carica s'ils sont convaincus de l'intérêt de le faire. Ce n'est pas notre cas...
... Nous pensons qu'il ne faut attribuer le nom commun "Papaye de montagne" ou "Moutain Papaya" à aucune des espèces concernées, car c'est le cas actuellement pour plusieurs d'entre elles (par diverses sources dont des dictionnaires de référence) et il en résulte une polysémie génératrice de confusion. Pour nous ces deux appellations doivent rester générales et être utilisées uniquement pour désigner le groupe d'espèces concerné et non l'une ou l'autre d'entre elles.
... Pour le nom commun correspondant à la désignation latine, nous préférons citer le nom vernaculaire espagnol le plus fréquemment utilisé, tout en émettant deux réserves : d'une part, certaines appellations vernaculaires ne font référence ni au papayer, ni à la montagne et quelques unes nous paraissent même fantaisistes ; d'autre part nous avons noté que beaucoup d'entre elles sont utilisées pour des espèces différentes, notamment d'un pays à l'autre, ce qui ne permet pas de supprimer totalement la polysémie sur les désignations non exprimées en latin. Toutefois, l'utilisation des noms vernaculaires espagnols limite cette polysémie par rapport à l'emploi des noms communs plus généraux français ou anglais.
Carica spp. : espèces de Papayer d'altitude testées par la confrérie
Elles sont au nombre de deux : l'une pour la qualité de sa fructification et l'autre pour sa prétendue rusticité.
--- Carica pentagona Heilborn (Babaco)
Synonyme : Carica x Heilbornii nothovar. pentagona (Heilborn) Badillo ; il s'agit d'un hybride Carica pubescens x Carica stipulata.
Le Babaco supporte seulement de légers gels (-2°C) et sa croissance s'arrête si la température est inférieure à + 5°C. Cest un arbuste de 2 à 3 m de haut, à une seule tige et produisant de gros fruits (jusqu'à 1 kg) parthénocarpiques de couleur jaune, apyrènes, allongés, de forme pentagonale, juteux et acidulés. Cette espèce est cultivée sous serre chauffée par certains membres français de la confrérie.
--- Carica quercifolia (St Hil.) Schum. (Higuera del monte)
Espèce très peu connue et donc appelée rarement en France "Papaye de montagne". Le terme "Papayer à feuilles de chêne" utilisé par certains d'entre nous, ainsi que le terme correspondant anglais "Oak Leaved Papaya" très utilisé par les spécialistes et les pépiniéristes américains, font l'objet d'une controverse de la part de ceux qui ne trouvent pas l'appellation latine justifiée compte tenu de la forme de la feuille. On peut par ailleurs noter que le nom vernaculaire, donc utilisé dans les zones de culture naturelle d'Amérique du Sud, est fantaisiste, "Higuera" signifiant "Figuier" et non "Papayer", même si la justification en serait l'allure de l'arbre censée faire penser à un figuier...
Cette espèce a été prioritairement testée en plein air et sans protection artificielle par la confrérie sur le littoral méditerranéen car il s'agirait du Papayer le plus résistant au froid (ce serait donc l'espèce la plus rustique parmi toutes celles du genre Carica). A deux reprises, lors d'années différentes et à des endroits différents, un jeunes sujet agé de trois ans et haut d'environ 0,80 m a été planté en pleine terre en rase campagne dans la région de Toulon. Dans les deux cas, il était abrité du vent dominant (mistral) par une haie d'Elaeagnus x ebbingei deux fois plus haute que lui et assez épaisse, mais aucune protection artificielle n'a été placée durant l'hiver. Aucun des deux n'a résisté à un gel de -5°C intervenu l'année de sa plantation, une seule nuit (précédée et suivie de températures positives dans la journée). Des sujets nettement plus âgés auraient-ils supporté cette température? La confrérie a décidé de s'en tenir à cette double tentative, sur la base de témoignages extérieurs donnant un seuil de rusticité de l'ordre de -5°C pour cette espèce. Vos témoignages de culture en plein air en Europe sont les bienvenus pour publication (contacts).
Carica spp. : espèces de Papayer d'altitude non testées par la confrérie
--- Carica pubescens Lenné et Kock (Siglalon ; Chamburo ; Chihualcan)
On trouve aussi comme noms d'auteurs : (A. DC.) Solms ; synonyme : Carica candarmarcencis hort. ex Hook. Un peu plus résistant au gel que le Babaco (succomberait au dessous de - 3°C, ce qui est à vérifier). N'a pas été testé en plein air par la confrérie du fait de sa faible résistance au gel, ni sous serre parce que ses petits fruits (environ 5 cm) ont une haute teneur en papaïne qui rend difficile leur consommation crus (irritation de la bouche...). Mais ils se prêtent à de nombreuses utilisations culinaires.
--- Carica stipulata Badillo (Chamburo ; Siglalon)
N'a pas été testé par la confrérie ni en plein air, ni sous serre, pour les mêmes raisons que celles évoquées pour Carica pubescens. Mais nombreuses utilisations culinaires et possibilité de congélation.
--- Carica chrysopetala Heilborn (Toronchi)
Considéré généralement comme une espèce à part entière et donné par certains comme synonyme de Carica x Heilbornii ou comme une variété de celui-ci sous son nom vernaculaire 'Toronchi', car c'est aussi un hybride de Carica pubescens x Carica stipulata. Par rapport au Babaco, l'arbuste est plus haut et ses fruits sont moins intéressants. En effet leur taille est plus petite de moitié ou plus selon les formes (au sens botanique) et surtout leur plus haute teneur en papaïne rend difficile leur consommation crus dans le cas général. On peut toutefois trouver certaines formes qui présentent des fruits assez doux et agréables crus. Non testé par la confrérie car aussi peu rustique que le Babaco et moins intéressant comme fruitier.
--- Carica parviflora A. DC. (Papaya de monte ; Coral)
Petits fruits orangés à rouge de bonne saveur. Pourrait être intéressant à cultiver sous serre chauffée, mais nous ignorons s'il y donnerait de bons résultats.
--- Carica monoica (Desf.) A. DC. (Col de monte ; Peladera)
Très petits fruits à haut niveau de papaïne et pulpe sèche non consommables crus mais qui seraient excellents après transformation. Culture sous serre chauffée intéressante à tester mais comportement inconnu.
--- Carica goudotiana Triana et Planch. (Papayuelo)
Les fruits, de la taille d'un oeuf, sont de saveur acceptable crus mais varient fortement de qualité selon les formes. Même remarque que pour l'espèce précédente.
--- Autres espèces à évaluer
Il existe plusieurs autres espèces du genre Carica du type "Hihgland papayas" repérées par la confrérie qui mériteraient d'être approfondies au niveau de la qualité des fruits, puis sélectionnées pour une éventuelle évaluation en culture sous serre chauffée.
L'université belge de Ghent semble bien impliquée dans cette problématique et notre confrérie ne s'investira pas dans cette mouvance, ayant en projet de nombreuses expérimentations plus prioritaires qui dépassent déjà ses capacités, mais c'est une piste indiquée à toutes fins utiles pour les passionnés de culture fruitière sous serre... Pour l'ensemble des espèces précitées, et d'autres appartenant au groupe des papayers d'altitude, vos témoignages de culture en plein air ou sous serre en Europe sont les bienvenus pour publication (contacts).
Carissa grandiflora (E. Meyer) A. DC.
Synonyme : Carissa macrocarpa (Eckl.) A. DC. ; nom vernaculaire : Amatoungoulou. Nous rejetons le nom commun français "Prunier du Natal" attribué par traduction du nom anglais "Natal Plum" que nous trouvons fantaisiste. Cet arbuste de la famille des Apocynaceae n'a rien à voir avec le prunier et son fruit n'a rien d'une prune...
Fruitier originaire d'Afrique du Sud, que les pépiniéristes et les jardineries vendent en France depuis quelques années pour une culture sur le littoral méditerranéen, voire en Provence pour certains. La confrérie a longuement testé (en plein air et en pot à hiverner) l'espèce-type, ainsi que la variété depressa qui est rampante. Conclusions : fruitier ornemental par le feuillage vert coriace persistant et la belle floraison blanche. Fruit agréable à l'oeil, de forme oblongue et de couleur rouge moyen à maturité. Diamètre d'environ 2 cm ; longueur 3 cm et plus. Saveur moyenne légèrement acidulée. Fructification aléatoire. Nous n'avons pas pu déterminer si la fructification abondante constatée dans certains cas était due à l'interpollinisation entre plusieurs sujets ou était affaire de lignée fructifère pour des individus isolés. Fruitier peu rustique : mort assurée dès la température de - 5°C, même pendant quelques heures seulement et au sein d'une période où les températures diurnes sont positives avant et après la nuit où la température léthale survient. Donc à cultiver en plein air uniquement en zone climatique USDA 9b ou supérieure, si l'on veut être certain de son maintien d'une année sur l'autre sur une longue période. Or cette zone ne se rencontre pas en Provence et est assez rare sur le littoral méditerranéen. Bien que devenant un arbuste de plus de 5 m dans son milieu naturel, culture en pot à hiverner possible. Ce type d'utilisation est intéressant du fait du caractère ornemental de la plante, mais seulement pour les non collectionneurs de fruitiers, en raison de la non fructification constatée dans ce type de culture.

Carissa ssp.
La confrérie a aussi testé en plein air sans protection artificielle Carissa bispinosa (L.) Desf. ex Brenan et Carissa edulis Vahl., et en a tiré les mêmes conclusions que pour Carissa grandiflora.
Casimiroa edulis (Sapote blanche)
Testé par la confrérie parce que c'est un des arbres subtropicaux à très bons fruits qui résiste le mieux au froid, de beaux exemplaires pouvant être admirés dans certains jardins botaniques de la zone littorale méditerranéenne Est, en endroits très abrités. Plante rustique en pleine terre seulement en zones climatiques USDA 9b ou 10. Sans protection artificielle, ne résiste qu'à environ -5°C (voire un peu plus, selon exposition et abri naturel). A détailler.
Carya llinoinensis (Pacanier ; Pecan)
Une des introductions des USA les plus intéressantes, en raison de la qualité du fruit, la pacane, aux qualités organoleptiques différentes mais tout aussi appréciables et raffinées que celles des fruits des meilleurs cultivars de noyer (Juglans regia). Double problématique : adaptation de la variété à la région (pour les régions du nord, sans arrière saison longue et chaude, seuls certains cultivars peuvent fructifier et mener leur fruit à maturité) et interpollinisation (peu de pacaniers sont autofertiles ; la majorité sont soit protandres soit protogynes et pour obtenir une fructification satisfaisante, il faut associer deux cultivars, d'une part de types différents et d'autre part synchrones en ce qui concerne le lâcher de pollen de l'un et la réceptivité des stigmates de l'autre). A détailler : cultivars remarquables pour les différentes régions ; associations variétales à respecter pour l'interpollinisation ; cultivars autofertiles.
Carya llinoinensis x Carya sp. (Hican)
Hybrides entre le pacanier et d'autres espèces de Carya nord américaines, connus sous le nom vernaculaire générique de "Hican". Les Hicans posent la même double problématique que le pacanier. A détailler : cultivars remarquables pour les différentes régions et associations variétales à respecter pour l'interpollinisation. Signalons d'ores et déjà que l'Hican 'Burton' est autofertile et est bien adapté aux régions du nord (il fructifie dans le sud de l'Ontario, au Canada). Une pépinière française le propose depuis peu...
Carya spp. (Autres espèces de Carya)
A détailler.
Castanea sativa (Châtaignier)
-- fruits ornementaux
var. spicata. A détailler.
-- port remarquable ou feuillage ornemental
A détailler.
Chaenomeles cathayensis (Cognassier épineux de Chine)
A ne pas confondre avec Pseudocydonia sinensis, le cognassier de Chine non épineux.
Espèce très résistante au froid ; naturellement buissonnante et à port érigé ; hauteur 2,5 à 3m ; rameaux raides, très solides et très épineux ; produit de gros coings lisses et sessiles, très décoratifs, assez résistants aux maladies, dont la pulpe acide s'utilise généralement en mélange avec celle des coings européens (fruits de Cydonia oblonga). S'intègre bien dans une haie fruitière défensive.
Chaenomeles spp. (Cognassier du Japon)
Il peut s'agir de Chaenomeles japonica, Chaenomeles lagenaria (synonyme Chaenomeles speciosa) ou de Chaenomeles x superba (qui est l'hybride entre les deux espèces précitées). Les fruits de ces espèces et de leurs variétés ou cultivars sont comestibles crus et peuvent se consommer cuits. Ils sont en général assez acides ou astringents.
Nous précisons l'espèce lorsque nous en sommes sûrs, sinon nous indiquons simplement species.
... Chaenomeles species var. tortuosa, au port tortueux et à la belle floraison.
... Chaenomeles x superba 'Crimson and Gold', à retenir pour sa très abondante fructification.
... Chaenomeles x superba 'Boule de Feu', à retenir pour son abondante fructification.
... Chaenomeles japonica 'Cido', à retenir pour l'abondance de sa fructification et la grosseur de ses fruits.
A compléter.
Choreospondias axillaris (Lapsi)
Espèce dioïque poussant à l'état spontané au Népal et ayant récemment fait l'objet de recherches agronomiques pour sélectionner des cultivars fruitiers destinés aux populations locales en zones de montagne. En cours de test par la confrérie dans diverses régions de France. Sensible au froid très jeune, paraît plus rustique au bout de trois à quatre ans. A détailler.
Citrangequat 'Thomasville'
Agrume rustique à fruits de bonne saveur. Hybride complexe, plus résistant au froid que les différentes espèces de kumquat (Fortunella spp.). A détailler.
Citrus sudachi
Agrume rustique à fruits acides mais juteux, pouvant être utilisé dans certaines régions en succédané du citronnier. A détailler.
Citrus unshiu (mandarinier japonais ; Satsuma)
Agrume rustique à fruits de bonne qualité. A détailler.
Citrus 'US 119'
Agrume rustique à fruits doux. Rusticité de l'ordre de -12°C. A détailler.
Citrus x junos
Synonyme Yuzu.
Agrume rustique à fruits de qualité acceptable. A détailler.
Cornus amomum 'Blue Cloud'
Cultivar produisant des fruits bleus de bonne valeur gustative. A détailler selon ouvrage de référence A30 du centre de ressources bibliographiques de la confrérie.
Cornus mas (cornouiller mâle)
Cet arbuste, jadis reconnu comme un fruitier à part entière, pousse à l'état spontané sur les terrains calcaires. Il possède un feuillage caduc. Les feuilles opposées, simples, non dentées, ont une nervation bien caractéristique. La floraison est très précoce (février). Les fleurs jaunes, de très petite taille, sont regroupées en petites inflorescences entourées de quatre bractées persistantes que l'on retrouve à la base des fruits. Les fruits (cornouilles) sont des drupes de couleur rouge vif à bordeaux pour le type sauvage. Elles tombent à maturité (fin juillet/début août, dans le Sud-Est de la France, région de Toulon). La pulpe, peu abondante dans l'espèce-type, de couleur rouge, acidulée et peu aqueuse, se consomme crue ou en confiture. De nombreux cultivars sélectionnés pour leurs qualités fruitières et/ou ornementales existent encore de nos jours. La confrérie a longuement testé, ou possède toujours en culture, la totalité des cultivars listés ci-après.
Cornus mas (cornouiller mâle) : cultivars à gros fruits
... Cornus mas 'Large Russian'
: le plus ancien cultivar introduit en France par la confrérie ; était proposé par une petite pépinière familiale du Tennessee qui n'exporte plus en Europe depuis quelques années ; cultivar d'ex URSS, rebaptisé d'un nom anglais ; énormes fruits rouges ; fructifiction abondante et régulière ; le plus tardif que nous connaissons ; assure la transition entre la fructification des cultivars tardifs de Cornus mas et celle du Cornus officinalis. A notre connaissance, n'est proposé par aucune pépinière française.
... Cornus mas 'Pioneer' : cultivar 'Lukyanovskii' d'origine ex URSS, renommé ainsi par la pépinière américaine qui le commercialise après l'avoir breveté. Très gros fruits rouges ; à pleine maturité le fruit à une consistance très molle sans être frippé. Parfum discret mais agréable, aucune acidité, texture de la chair en bouche plaisante. Pulpe rouge foncé alors qu'elle est blanchâtre tant que le fruit n'a pas atteint sa maturité optimale. Noyau assez gros mais l'épaisseur de la pulpe reste significative. Ce cultivar est proposé en France par les très rares pépinières partenaires de la pépinière américaine l'ayant breveté.
... Cornus mas 'Red Star' : cultivar 'Vidubetskii' d'origine ex URSS, renommé ainsi par la pépinière américaine qui le commercialise après l'avoir breveté. Très gros fruits rouges ; se caractérise par un feuillage virant au rouge à l'automne, très ornemental à cette époque. Ce cultivar est proposé en France par les très rares pépinières partenaires de la pépinière américaine l'ayant breveté.
... Cornus mas 'Elegant' : cultivar 'Elegantnii' d'origine ex URSS, renommé ainsi par la pépinière américaine qui le commercialise après l'avoir breveté. Gros fruits rouges. Bien que très nettement plus gros que ceux de l'espèce-type, ils sont de taille légèrement inférieure à ceux des cultivars précités. Mais, parmi les fruits d'une même récolte, beaucoup d'entre eux présentent la forme originale d'une bouteille, qui a valu son nom à ce cultivar. Il est proposé en France par les très rares pépinières partenaires de la pépinière américaine l'ayant breveté.
... Cornus mas 'Redoli'
: sélection d'une pépinière française, qui le commercialise en le reproduisant par voie végétative. Fruits assez gros, mais de taille inférieure aux cultivars d'ex URSS précités.
... Cornus mas 'Jolico'
: cultivar à très gros fruits rouges. Il y a quelques années, était proposé seulement par certaines pépinières belges et hollandaises ; on le trouve désormais chez de rares pépinières françaises. Particularité : cultivar tardif permettant d'allonger la saison de récolte des cornouilles.
... Autres cultivars à fruits rouges sélectionnés pour la taille de leur fruits (rouges) et commercialisés en Europe : il en existe un certain nombre (à détailler).
Note : ces cultivars présentent une grande similitude de port, forme et disposition des feuilles, ainsi que d'aspect de la floraison. Mais les feuilles sont cependant plus ou moins grandes chez certains cultivars. Les fruits de ces différents cultivars présentent des variations de taille et de forme, mais l'on ne note pas de différences sensibles de saveur entre eux à pleine maturité.
Cornus mas (cornouiller mâle) : cultivars à fruits jaunes
... Cornus mas var. fructu flavo
: variété non nommée, très anciennement connue en France, proposée par une seule pépinière française et détenue aussi par une seconde pépinière, qui ne la commercialise plus (faute de greffeurs en nombre suffisant...). Fruits de couleur jaune, de taille moyenne mais plus importante que celle des fruits rouges de l'espèce-type. Fructification satisfaisante.
... Cornus mas 'Yellow'
: cultivar 'Yantarnii' d'origine ex URSS, renommé ainsi par la pépinière américaine qui le commercialise après l'avoir breveté. Fruits de couleur jaune et de taille moyenne mais plus importante que celle des fruits rouges de l'espèce-type. Fructification abondante. A maturité, texture molle plaisante, pointe d'acidité rémanente.
Note : nous avons constaté que pour les cultivars à fruits jaunes, la surmaturité entraîne une altération du goût et de la couleur, ce qui n'est pas le cas pour les cultivars à fruits rouges.
Cornus mas (cornouiller mâle) : cultivars à port ou feuillage ornemental
... Cornus mas 'Fastigiata Sélection' : clone à port érigé sélectionné par une pépinière française qui le commercialise. Fruits rouges de taille moyenne.
... Cornus mas 'Elegantissima'
(à ne pas confondre avec le cultivar à gros fruits rouges 'Elegant') : feuillage présentant des panachures qui se déclinent dans un dégradé de vert-jaune à vert moyen. Elles sont plus visibles sur les feuilles jeunes, mais s'atténuent sur les feuilles âgées, et l'arbuste donne l'impression de revenir au type. Fruits rouges de taille moyenne.
... Cornus mas 'Variegata' : très joli feuillage, de qualité ornementale très nettement supérieure à celle du cultivar 'Elegantissima'. Panachures marquées allant du blanc jaunâtre au vert-gris. Fruits rouges de taille moyenne, mais plus gros que ceux de l'espèce-type et présentant de légères ponctuations. Gros noyau, goût moyennement acide lorsqu'ils ont perdu leur fermeté.
... Autres cultivars de Cornus mas à feuillage ornemental : assez nombreux ('Golden Glory', 'Sunrise', 'Tricolor' etc.), mais selon nous moins intéressants que le cultivar 'Variegata'. Fruits rouges de taille moyenne.
Cornus officinalis
Cousin de Chine du Cornus mas européen, il présente les mêmes caractéristiques que celui-ci, mais les cornouilles arrivent à maturité beaucoup plus tardivement que pour ce dernier (six à huit semaines ; octobre dans le Sud-Est de la France, région de Toulon). Outre cette tardiveté, qui permet d'allonger la saison de récolte des cornouilles, cette espèce possède la particularité de conserver une grande partie des fruits sur l'arbuste après la chute des feuilles, ce qui offre un spectacle plaisant. Fruits rouges de taille moyenne, de mêmes aspect et saveur que ceux du Cornus mas.
Corylus americana
Fruits ornementaux. A détailler.
Corylus avellana et Corylus maxima (Noisetier européen) à port ornemental
... var. pendula : port nettement pleureur ; branches retombantes touchant le sol ; très décoratif en sujet de deux mètres greffé en tête.
... var. contorta : feuillage vert ; branches nettement contournées ; très décoratif en période de défoliation avec ses chatons mâles pendants.
... cultivar 'Red Majestic' : feuillage pourpre ; branches nettement contournées ; très décoratif en période de défoliation avec ses chatons mâles pendants.
Corylus avellana et Corylus maxima (Noisetier européen) à feuillage ornemental
... var. crispa : dit noisetier à feuilles crispées (feuilles largement incisées et crépues, donnant des noisettes aplaties, au très long involucre frisé, velu et largement ouvert).
... var. laciniata : dit noisetier à feuilles laciniées (feuilles sinuées, profondément incisées et dentées).
... var. purpurea au feuillage pourpre. Noisettes de bonne qualité gustative.
... cultivar 'Red Majestic', au feuillage pourpre et en outre au port tortueux qui renforce son caractère ornemental.
Corylus avellana et Corylus maxima (Noisetier européen) pour haie fruitière
Les variétés précitées, décoratives tout en étant fructifères, s'intègrent bien dans une haie fruitière, à l'exception de celle à port pleureur. Contrairement à ce qui se pratique dans les vergers commerciaux, où les noisetiers sont cultivés sur tronc, il convient, pour les haies fruitières, de conduire les sujets en touffe, qui est d'ailleurs leur port naturel.
Corylus avellana 'Marcel Rivier'
Ce cultivar de noisetier européen est une sélection de la confrérie remarquable par ses fruits énormes (de bonne qualité gustative par ailleurs). Leur taille paraît supérieure à celle de toutes les variétés décrites dans la littérature spécialisée sur le noisetier que nous avons eu à connaître, ainsi qu'à celle de tous les cultivars que l'on peut trouver actuellement dans les pépinières européennes. Ces derniers (au nombre d'une trentaine, en sus des cultivars à caractéristiques inhabituelles listés supra) ont été pour la plupart testés par la confrérie. En toute rigueur scientifique, nous nous accordons plus de recul sur les observations en cours pour être sûr qu'il ne s'agit pas d'une variété déjà connue. Notre sélection a été baptisée du nom de l'agriculteur retraité du centre de la France qui détenait le pied-mère en touffe importante et qui a eu la gentillesse de permettre à un membre de la confrérie, qui habite la même région que lui mais qui lui était inconnu, de prélever un nombre important de rejets et marcottes ; et d'assurer ainsi la diffusion de ce noisetier remarquable au sein de la confrérie. Nous ne connaissons pas les éventuelles contraintes de pollinisation de ce cultivar car les confrères qui le détiennent l'ont tous planté dans des groupes de noisetiers de variétés différentes, ce qui assure vraisemblablement l'interpollinisation requise dans le cas où ce cultivar ne serait pas autofertile.
Corylus sieboldiana
var. mandschurica : fruits très ornementaux. A détailler.
Corylus spp.
Diverses espèces de noisetiers non européens adaptées à la culture en touffe s'intègrent bien dans une haie fruitière. A détailler.
Cotoneaster franchetti
Feuillage persistant. Touffe naturelle, vigoureuse et ornementale. Baies rouges insipides. S'intègre bien dans une haie pour oiseaux ou décorative.
Crataegus azarolus (Azérolier)
Voir article sur la variabilité des fruits de cette espèce, illustré de plusieurs photos, publié sur notre site.
Crataegus azarolus 'White Italian'
Ce cultivar a été introduit en France par la confrérie dans les années 1990, à partir de la pépinière anglaise "Clive Simms Nursery", désormais fermée pour cause de retraite de son propriétaire. Ce dernier était bien connu dans le milieu international des collectionneurs de fruitiers rares pour l'originalité de sa gamme fruitière et pour son grand professionnalisme. 'White Italian' a été largement diffusé, pendant des années, par dons ou échanges, au sein de la confrérie et auprès de nombreux amateurs de fruitiers rares européens. Il a été également proposé à certains pépiniéristes, mais force est de constater qu'on ne peut le trouver en France aujourd'hui que chez de très rares pépinières... Comme l'indique le nom du cultivar, Clive Simms l'avait ramené d'Italie, où il l'avait trouvé dans une pépinière qui existe toujours mais qui ne le commercialise plus. 'White Italian' est un cultivar de haute valeur. Ses fruits sont de belle taille, comparés à ceux des azéroliers sauvages, bien que ne figurant pas parmi les fruits les plus gros que l'on peut rencontrer parmi les cultivars d'azérolier. De couleur jaune pâle, même à pleine maturité, ils deviennent partiellement, voire totalement, orangés lorsque l'arbre est planté à bonne exposition dans des régions très ensoleillées comme celle de Toulon, sur le littoral varois. Il sont de bonne saveur. De plus ils ont vraiment la forme et le goût caractéristiques des azéroles. De ce fait, du point de vue pédagogique, ce cultivar peut être présenté comme spécimen-type des azéroliers à fruits jaunes dans un jardin botanique. La fructification est de mi-saison pour un azérolier. 'White Italian' présentent trois qualités supplémentaires : bonne tenue des fruits sur l'arbre, échelonnement assez long de la récolte et faible tendance à l'alternance (contrairement à nombre d'azéroliers, sauvages ou cultivars, qui ne fructifient qu'une année sur deux). La fructification est abondante et les fruits se répartissement de façon assez dense sur les rameaux chez les sujets bien établis, ce qui confère à l'arbre un caractère décoratif que ne possèdent pas d'autres cultivars à fruits plus gros mais plus clairsemés sur les branches. En ce qui concerne sa rusticité, nous possédons deux informations intéressantes. Au Royaume-Uni, à Essendine, près de Stamford dans le Lincolnshire, cet azérolier se développe bien, fructifie pratiquement toutes les années mais s'est montré sensible à la tavelure en saisons humides. De plus, une surprenante observation sur un individu de trois ans, fournie par un confrère résidant dans le sud de la Suède, nous indique que 'White Italian' a supporté une pointe de -19°C au cours d'un hiver rude où les températures sont restées négatives pendant plus de deux mois et demi (pour les personnes intéressées, voir détails de l'observation).

Crataegus mexicana (Manzanille)
Cette espèce, au nom qui fait rêver et qui est présentée généralement de façon flatteuse dans la littérature spécialisée, fait l'objet d'un article publié sur le site. En fait, après expérimentation concrète de terrain de plusieurs formes sauvages (et même de deux prétendus cultivars originaires du Mexique), nous avons un jugement très nuancé sur la qualité gustative de ses fruits sous le climat des régions françaises. Ceux-ci, de couleur jaune, présentent d'ailleurs une variabilité assez importante selon les sujets (taille, légères différences de forme). De même, la période de fructification et le caractère épineux de l'arbre varient assez significativement d'un sujet à l'autre. Malgré l'affirmation trouvée dans certains ouvrages de l'existence de formes à fruits rouges, ou jaunes lavés de rouge, nous n'avons, au cours de notre important travail de plusieurs années sur cette espèce, rencontré, pu trouver ou pu tester que des spécimens à fruits jaunes. Ceci même pour des sujets réputés à fruits rouges lors de leur introduction... A suivre, tant pour la couleur des fruits que pour leur qualité, car tous les sujets en test n'ont pas encore fructifié. Signalons déjà qu'une forme, que nous avons nommée 'Tardive à Fruits Jaunes', produit de gros fruits jaunes, attractifs à l'oeil mais de goût moyen, qui arrivent à maturité en décembre sur le littoral varois. Les observations que nous avons pu recueillir en France confirment néanmoins de nombreuses qualités prêtées à cette espèce, notamment sa forte résistance au froid et sa particulière adaptation aux zones de montagne, ainsi que sa fonction de porte-greffe de bon niveau pour un certain nombre de fruitiers classiques.
Cudrania tricuspidata
... Moracée très résistante au froid. Très épineuse dans l'espèce-type ; pour intégration dans une haie défensive, utiliser des individus de semis non greffés pour conserver le caractère naturellement drageonnant de l'espèce. Plante dioïque dont les pieds femelles produisent des fruits rouges originaux, plus gros mais moins savoureux que les fruits des espèces du genre Morus.
... 'Seedless' est un cultivar très rare qui cumule trois qualités : autofertilité, production de fruits sans pépins, caractère beaucoup moins épineux que l'espèce-type. A greffer sur Maclura pomifera pour éviter le drageonnement.
Cydonia oblonga (Cognassier)
-- pour régions froides
Le cultivar 'Fuller' (origine USA ; 1868) est particulièrement adapté aux régions froides à gelées printanières tardives et à été court : très résistant au froid, floraison très tardive et maturité très précoce. Arbre peu vigoureux, touffu, très fertile, produisant des fruits moyens non côtelés d'excellente qualité.
-- très gros fruits
... cultivar 'Monstrueux de Bazine' : très rare ; fruits d'environ 900 g.
... cultivar 'Monstrueux de Wranja' : assez facile à trouver ; origine Balkans (1898) ; très forte vigueur ; port érigé ; rameaux rares et très longs ; mi-saison ; fruits de 1200 à 1500 g.
... cultivar 'Géant de Leskowatz' : assez rare ; origine Serbie ; assez vigoureux ; touffu ; rameaux nombreux ; mi-saison ; fruits de l'ordre de 1500 g.
... cultivar 'Bereczki' : très rare ; origine Hongrie (1883) ; mi-saison ; fruits énormes pouvant atteindre 2 kg.
Remarque : ces cultivars produisent tous des fruits de bonne qualité.
-- fruits se consommant crus
Il existe plusieurs cultivars de cognassier produisant des fruits dépourvus de toute astringence à complète maturité et qui peuvent donc se consommer crus : 'Aromatnaya' (synonyme 'Krymsk') d'origine russe, 'Membrillo Manzano' (sélection naturelle obtenue au Pérou), 'Pink Minst' (cultivar d'origine russe à floraison rose dont le nom a été américanisé dans le circuit commercial)... Dans le paragraphe suivant nous présentons le seul cultivar de ce type détenu par la confrérie.
Cydonia oblonga 'Aromatnaya'
Synonyme : 'Krymsk'.
Ce cultivar d'origine russe produit des fruits de taille moyenne à assez grosse, plutôt ronds pour des coings, légèrement côtelés, d'une jolie couleur jaune pâle. Dépourvus de toute astringence à complète maturité, ils peuvent être consommés crus. Ils sont alors légèrement juteux et de saveur douce mais faiblement aromatique. Nous conseillons de les consommer pelés et découpés en tranches. Bien entendu, on peut aussi les consommer cuits ou transformés de différentes manières, comme les coings astringents.
Cyphomandra betacea (cav.) sendtn.
Noms communs : tomate en arbre ; tamarillo (espagnol) ; tree tomato (anglais).
Il s'agit d'un légume-fruit de la famille des Solanaceae. Plante rustique en pleine terre seulement en zones climatiques USDA 9b ou 10. Ne résiste qu'à environ -5°C sans protection. A détailler.
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