Le camérisier du Kamtchatka
Lonicera kamtchatica (Sevast.) Pojark.

Auteur : Jean-Claude Tissaux
 

 

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Introduction

 

Environ 250 espèces de l'hémisphère Nord appartiennent au genre Lonicera (chèvrefeuille), qui fait partie de la famille des Caprifoliaceae.

C'est le père Charles Plumier (1646-1704) qui nomma ce genre en hommage à Adam Lonicer (certains disent Lonitzer, 1528-1586) de Marbourg, qui exerça la médecine à Mayence et publia plusieurs ouvrages de botanique.

Il existe deux types de Lonicera, qui diffèrent par leur port : les chèvrefeuilles grimpants, qui sont des lianes, dont les espèces les plus vigoureuses peuvent dépasser 15 m dans leur milieu naturel, et les chèvrefeuilles arbustifs, qui sont en fait des arbrisseaux érigés ou buissonnants mesurant de 0,60 à 2,50 m de haut, et que l'on nomme les camérisiers.

Bien que le chèvrefeuille soit surtout connu pour ses caractéristiques ornementales et que la majorité des espèces produisent des fruits toxiques à des degrés divers, certaines espèces ont attiré l'attention pour leurs fruits comestibles.

Au Japon, où le fruit de certaines espèces est consommé depuis longtemps, leur dénomination est Haskap.

Leur nom vernaculaire dans le monde anglo-saxon est honeyberry ou edible honeysuckle.

En France, où leur apparition sur le marché date de quelques années seulement, leur appellation commerciale est Baie de mai, d'après une traduction de l'allemand Maibeeren, terme utilisé par la pépinière suisse germanophone qui a été la première à mettre à son catalogue deux cultivars de chèvrefeuille à fruits comestibles.

En fait, le chèvrefeuille comestible est connu de longue date par les autochtones des régions où il pousse à l'état spontané. Il a été mentionné pour la première fois dans la littérature à la fin du 17e siècle par l'explorateur russe Vladimir Atlasov.

En 1836, Peter Kuzmisev conseille la culture de cette espèce dans les régions du nord de la Russie.

Les débuts de sélection en vue de l'amélioration des qualités organoleptiques du fruit ont été réalisés en 1892 par le professeur T.D. Mauritc.

Des travaux de sélection à grande échelle ont été lancés à partir de 1950.

Les sélectionneurs russes ont combiné les caractéristiques de chaque espèce afin de créer des variétés débouchant sur une saveur plus sucrée.

Ce n'est qu'au début des années 90 que les nord-américains (Canada et États-Unis) s'intéressent à la production de nouvelles variétés et à leur culture à grande échelle.

A l'Université du Saskatchewan, au Canada, se trouve la plus grande collection de cultivars russes en Amérique du Nord (35 clones et plus de 2500 accessions issues de semis).

Depuis 2005, les chercheurs expérimentent de nouveaux clones japonais.
 

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