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L'auteur présente dans cet article un extrait de la trame photographique, assortie de quelques commentaires, de la conférence qu'il a tenue, au nom de l'association "Les Jardins de l'Espérance", lors du 13 ème Congrès sur les Pistachiers et les Amandiers à Mirandela, Portugal (1er au 5 Juin 2003).
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Le pistachier vrai (Pistacia vera L.) a été cultivé dans le Sud de la France au cours des deux derniers siècles, quoique de façon sporadique.
Nous avons entrepris un recensement systématique des quelques arbres survivants, avec l'aide de Mme et Mr Laborel, de l'association "Les Jardins de l'Espérance" à La Ciotat, afin de fournir du matériel végétal pour les collections du Conservatoire Botanique National de Porquerolles. Notre groupe de travail se développa rapidement et plus de trente arbres anciens et parfois en mauvaise santé furent localisés en Provence et dans l'Hérault et firent l'objet de prélèvements de greffons.
Le sauvetage s'avérait difficile : La greffe de spécimens âgés, adaptés au climat local (et généralement résistants aux parasites cryptogamiques tel Alternaria) sur de jeunes pistachiers du commerce, achetés en containers et manquant de force, paraissait peu pratique et risquée. Nous avons alors décidé d'essayer un greffage systématique en pleine nature sur des pistachiers térébinthes (Pistacia terebinthus) sauvages.
A cet effet, Mr Lionel Trebie, de La Ciotat, nous a donné l'autorisation de créer un conservatoire de pistachiers anciens dans sa propriété du Baguier, près de La Ciotat. Cet endroit est naturellement riche en buissons de belle végétation et aux racines bien développées des trois espèces communes de pistachiers (Pistacia terebinthus, Pistacia lentiscus et Pistacia x saportae, qui est un hybride naturel des deux précédents). Après quelques années de recensement et de greffe de nos spécimens sur des Pistacia terebinthus et Pistacia x saportae sélectionnés, nous avons développé un verger conservatoire naturel de pistachiers vrais anciens bien adaptés aux conditions locales.
Celui-ci sera utilisé à l'avenir comme une réserve de greffons pour la diffusion de cultivars dont la rusticité, la fécondité et la déhiscence du fruit auront fait la preuve de leur intérêt. Il sera alors facile de transférer des spécimens dans l'île de Porquerolles, où il n'existe pas de populations naturelles de Pistacia terebinthus.
Nous pensons que nous contribuons, par cette initiative, à la protection d'un patrimoine naturel méditerranéen authentique.
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